02 novembre 2006

Les parutions en presse

Voici quelques documents parus en presse parlant de l'association Kiss Of Metal (K.O.M.):

Annonce_du concert "Etrange_nuit_de_kal"  Format PDF, 465 Ko

L'Est_hurlant_par_Le_Quotidien Format PDF, 254 Ko

Pour enregistrer les documents au format PDF directement sur votre disque dur sans avoir à l’ouvrir dans une autre page internet, veuillez procéder de la façon suivante :
" Clic Droit > Enregistrer la cible sous > ENREGISTRER "

Voici le dernier article publié sur l'association Kiss Of Metal (K.O.M.) dans le magazine Muzikalité :

R o c k & M e t a l

Rencontre avec l’association Kiss of Metal

Du metal-rock sous les tropiques. Le fait est peut-être difficile à reconnaître pour certains, encore trop marqués par les clichés culturalistes.

Impasse pour les uns, tabou pour les autres, la pratique du rock est pourtant implantée à La Réunion depuis les années 1960, quand les " orchestres trois guitares " reprenaient les tubes des Shadows, des Beatles et des Rolling Stones. Dans les années 1970, ce fut au tour de Led Zeppelin, Jimi Hendrix et autres Black Sabbath d’être intégrés aux répertoires de musiciens comme Alain Peters, René Lacaille ou Alain Mastane. Aujourd’hui, on ne peut donc que feindre la surprise en découvrant la vigueur d’un milieu rock et metal pourtant peu visible dans les médias.

Le 5 juillet dernier, le Palaxa accueillait " La Nuit du Rock ", un concert de solidarité organisé par l’association Kiss of Metal qui milite pour la promotion des groupes de rock et de metal réunionnais. Le partenariat établi avec le service Arts & Culture de l’université de La Réunion a permis de donner la priorité aux groupes d’étudiants les plus actifs en la matière. Ainsi, Backstroke, Cyliae , Hurrycane, Outer heaven et Shakers se sont succédés devant un public d’étudiants qui, à en croire la violence des " pogos ", étaient d’emblée acquis à l’événement.

Selon Rudy Patel, président de l’association Kiss of Metal, la programmation reflète la diversité des styles de rock et de metal qui sont pratiqués dans l’île : thrash, dark metal… le punk étant néanmoins sous-représenté localement. Rudy affirme d’ailleurs qu’il y a un " public pour le metal " à La Réunion, public qui malheureusement n’a que peu l’occasion de s’exprimer. C’est cette absence de concerts et d’événements culturels consacrés au metal qui a ainsi conduit à la création de Kiss Of Métal en 2004 : " nous voulons dynamiser et faire accepter le metal et le rock en général à La Réunion ". Associé, de façon simpliste, au satanisme et à la violence, le metal serait souvent mal vu dans une société où le débat est encore marqué par l’opposition entre les musiques identitaires (le séga, le maloya et, dans une autre mesure, le reggae) et les autres.

Confidentiels, restreints au milieu des fans, relayés par quelques forums sur internet, le rock et le metal ne génèrent-ils pas leur propre marginalité ? N’est-ce pas dans leur essence que de jouer la provocation et l’exclusion ? L’enjeu de leur médiatisation semble donc résider autant dans la légitimité culturelle que dans leur projet identitaire…

" . . . i l y a un public pour le metal à

La Reunion "  

Trois questions à Rudy Patel

Muzikalité : En tant que président de l’association Kiss Of Metal (KOM) pouvez vous nous dire comment s’explique le peu de diffusion de la musique métal dans notre île ?

- Rudy Patel :
Ce manque de visibilité est certainement dû à une incompréhension et peut-être aussi à un rejet de la part des institutions qui pensent, peut-être, que notre musique est issue d’une violence non contrôlée et d’une immaturité. D’où l’idée de faire un concert caritatif en partenariat avec l’association Amitié & Partage de Saint-Denis. Histoire de prouver que les métaleux sont, comme les autres, conscients des problèmes de notre société et savent se mobiliser.

M : La durée de vie d’un groupe de rock à La Réunion est très courte. Cela peut-il s’expliquer par la jeunesse des musiciens ?

- R.P. :

Il est vrai qu’en majorité les groupes de métal se forment à la période " lycée ". 

Par ailleurs, la situation insulaire n’aide vraiment pas à consolider la vie d’un groupe quel qu’il soit. Bien avant que ces jeunes pensent à une structuration, les départs vers les universités de la métropole ou d’ailleurs créent beaucoup d’instabilité dans toutes les groupes de rock et de metal.

M : Concernant le public rock en général à La Réunion, savez-vous s’il est réceptif à vos programmations ?

- R.P. :

C’est assez particulier sur un petit territoire comme La Réunion. Du nord au sud, le public réagit différemment. Dans le sud tout est dans la démonstration, les fans n’hésitent pas à pogoter et " diver ". En revanche, dans le nord, tout est dans la retenue. Il y a une espèce de politesse. Le public écoute avant tout la musique. Quant à la situation dans l’est, le dernier concert intitulé " MetalEst ", qui s’est très bien passé, fut un test assez déterminant. Mais il est peut-être encore un peu tôt pour se faire un avis définitif sur cette question. 

Fabrice et Guillaume

Interview disponible en version original sur le site de l'association du Pôle Régional des Musiques Actuelles

www.runmusic.com à cette adresse http://www.runmusic.com/muzikalite/muzikalite-25.pdf

Interview sur RFO Radio ==> KISS_OF_METAL

Revenir en haut de la page

Posté par kissofmetal à 11:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Les parutions en presse

Nouveau commentaire